26 avril 2008

l'air du temps à 7h54





Voici deux photos prises à 2 mn d'interval. Sur la première, une lumière grise, sans soleil, des pigeons en plein vol. Sur la seconde, une lumière dorée, un rayon de soleil, des aigrettes blanches sur le point d'atterrir dans un champs, l'une d'elle déjà posée depuis quelques instants, en éclaireur, avant que je remarque le petit groupe des autres en train d'arriver. Ceci, pour se rappeler que jamais les choses ne restent statiques et semblables. Le flux est constant, ceci aussi passera. Passe. Le dire est une chose. Le "savoir", sans les mots, dans sa conscience, est une clé pour devenir le maitre de ses humeurs et non la victime. On la trouve, cette clé, dans une petite histoire que Osho raconte dans un discours sur le soufisme (Until you die):

" Un grand roi, qui avait beaucoup de sages conseillers à son service, se sentait frustré avec ses richesses. En plus, un pays voisin, plus puissant que le sien, se préparait à l'attaquer. Le roi avait peur - de la mort, de la défaite, du désespoir, de la vieillesse… Il appela donc ses conseillers et leur dit: " je ne sais pas pourquoi mais il me faut absolument trouver une certaine bague… une bague qui me rendra joyeux quand je suis malheureux et en même temps, si je suis heureux et que je la regarde je devienne triste".
Ce qu'il voulait c'était une clé, une clé avec laquelle ouvrir deux portes: celle du bonheur et celle de la tristesse. Que demandait-il ? il demandait la maitrise de ses humeurs. Il disait qu'il voulait devenir le maitre de ses humeurs, qu'il ne voulait plus en être la victime.
Les sages conférèrent entre eux, sans trouver aucune solution. Au bout du compte, ils allèrent voir un mystique soufi pour lui demander conseil. Le soufi ôta simplement une bague de son doigt et la leur donna en disant: " il y a une condition. Donnez cette bague au roi mais dites-lui qu'il ne doit regarder sous la pierre que lorsque tout est perdu, que la confusion est totale, l'agonie parfaite et qu'il est complètement impuissant. Sinon, il passera à côté du message".
Le roi obéit. Son pays fut perdu, il s'enfuit pour sauver sa vie. L'ennemi le poursuivit, il pouvait entendre les chevaux… et puis son cheval mourut et il continua à pied… et il arriva à un cul-de-sac. Il n'y avait plus qu'un abîme.
Au dernier moment, il se rappela la bague. Il l'ouvrit, regarda derrière la pierre et là se trouvait le message. C'était "ceci aussi passera".


La suite de l'histoire ? si je me souviens bien, ça continue comme ça: au fond du ravin se trouve un lion mais bon, le roi n'a pas vraiment le choix… il va sauter quand il voit une petite branche dans le ravin, s'y accroche et échappe à ses poursuivants (et au lion!). Après ça, il parvient à rassembler ses armées et à reconquérir son royaume. Lors des festivités qui s'ensuivent il est tellement heureux qu'il pense éclater ! il regarde alors de nouveau dans la bague et le message le remet immédiatement dans la réalité "ceci aussi passera".

Aucun commentaire: