7 juillet 2008

l'air du temps à 8h31 + Tanabata



on la croyait finie mais elle revient, la saison des pluies !
aujourd'hui peinture, donc, peut-être des photos plus tard sur le blog nihon-ga ?

LA FÊTE DE TANABATA


C'est en allant à mon cours de Nihon-ga que j'ai vu cet "arbre d'été" en bambou, orné des papiers qui caractérisent la fête de Tanabata… je l'avais oubliée ! et pourtant dans les rues couvertes de la plupart des villes les magasins rivalisent de décorations. C'est très joli. Cet arbre-ci est modeste mais il montre bien que certaines traditions sont encore vivantes.
J'ai fait une petite recherche sur ce festival et voilà ce que ça donne.

Il existe de nombreuses variantes de cette légende chinoise, mais la trame, elle, est commune. Il s'agit d'une histoire d'amour entre une déesse tisserande (OriHime Boshi), Véga, et un bouvier (mortel) (HikoBoshi), Altair. Pour lui, la déesse quitte le monde céleste, l'épouse et lui donne deux enfants (une fille et un garçon). La mère de la déesse (ou son père) finit par retrouver sa fille et la fait revenir dans le monde des dieux. Pour empêcher le bouvier, bien décidé à retrouver sa femme, d'arriver jusqu'au royaume céleste, les dieux séparent les deux mondes par une rivière infranchissable, la Voie lactée. Devant les pleurs incessants de la princesse d'un côté et du bouvier et de ses enfants de l'autre, les dieux leur accordent de pouvoir se retrouver une fois l'an, la septième nuit du septième mois (lunaire).

A noter que le septième jour du septième mois coïncidait toujours avec un premier quartier de lune car la Chine et le Japon utilisaient un calendrier lunaire. Aussi le premier quartier de lune vu depuis un pays asiatique est généralement en forme de barque, ce qui tombe à point pour traverser la voie lactée.

Les premiers (TanaBata) eurent lieu durant l’ère Nara dans les cercles nobles. Ce n’est qu’au cours de l’ère Edo que la pratique se popularisa. L’étoile d’Altair (Hiko Boshi, l’étoile du “bel homme talentueux”), a un autre nom. Il s’agit de (KenGyû Sei) tirer une vache avec une corde, autrement dit :le bouvier !

Les japonais écrivent leurs souhaits sur des bandes de papier qu’ils accrochent à un bambou afin que les étoiles exaucent leurs prières. Suivant les régions le festival a lieu le 7 août au lieu du 7 juillet. Après avoir été décoré, vers minuit ou le jour suivant, l'arbre en bambou est jeté dans un fleuve ou brûlé pour que les vœux se réalisent.

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